dimanche 22 janvier 2017

9 Février Dans la Forêt

JEUDI 9 FÉVRIER 20H30
Dans la forêt
de Gilles Marchand
(France - 2017 - 1h43)
avec Jérémie Elkaïm, Timothé Vom Dorp, Théo Van de Voorde
Interdit aux moins de 12 ans

RENCONTRE AVEC AVEC GILLES MARCHAND ET SON CO-SCÉNARISTE, DOMINIK MOLL

bande annonce



Tom et son grand frère Benjamin partent en Suède retrouver leur père pour les vacances
d'été. Tom appréhende les retrouvailles avec cet homme étrange et solitaire. Le père, lui, semble
convaincu que Tom a le don de voir des choses que les autres ne voient pas. 
Quand il leur propose d'aller vers le Nord pour passer quelques jours dans une cabane au bord d’un
lac, les enfants sont ravis. Mais l'endroit est très isolé, au milieu d'une immense forêt qui exacerbe les peurs de Tom. Et plus les jours passent, moins le père semble envisager leur retour…
De pulsion de meurtre et de cinéma, il est vivement question dans le nouveau film de
Gilles Marchand (après L'Autre Monde et Qui a tué Bambi ?) Dans la forêt joue avec les attentes
du spectateur pour mieux le prendre par surprise en le plongeant peu à peu en pleine poésie, du côté du Roi des Aulnes. Un film d'angoisse à la française, à l'européenne, qui a pris d'assaut le grand écran de Locarno.

Frédéric Strauss, Télérama

6 FÉVRIER LA CIGALE, LE CORBEAU ET LES POULETS

LUNDI 6 FÉVRIER 20H30
La Cigale, le corbeau et les poulets
de Olivier Azam
(France - 2016 - 1h35)
Documentaire
RENCONTRE AVEC LE RÉALISATEUR

Bande annonce



Début 2009. Des balles de 9 mm et des lettres de menaces sont envoyées au président de la
République, Nicolas Sarkozy. Pierrot, Tintin, le Suisse et leurs compères, dont le QG est un
bureau de tabac “La Cigale” à Saint-Pons-de- Thomières (Hérault), vont être accusés d’être le
corbeau et poursuivis par tous les poulets antiterroristes de France. Mais pourquoi eux ?
Des gens qui luttent quotidiennement avec une détermination sans faille pour leurs idées, pour
le bien commun, qui consacrent toute leur énergie militante à résoudre des problèmes
extrèmement concrets, à un niveau certes très local, mais qui nous concernent tous. Des gens
qui n'attendent pas le Grand Soir pour agir (même s'ils l'espèrent) et qui ont face à eux un
système politique totalement gangréné par le cumul des mandats et le clientélisme...
Des emmerdeurs qui harcèlent le sous-préfet et le commandant de gendarmerie quasi
quotidiennement mais dont la profondeur de l'engagement n'a d'égal qu'un sens de l'humour
irrésistible.


Maja Neskovic, Hors Série

3 FÉVRIER JOUR DE FÊTE et A L'AMÉRICAINE









19H30 Jour de Fête
de Jacques Tati
(France - 1949 - 1h16 - NB)
avec Jacques Tati, Guy Decomble, Paul Frankeur
à voir dès 6 ans
Bande annonce


Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans un petit village rural du centre de la
France, François, un facteur candide et plein d'enthousiasme, est gentiment moqué par les
villageois et les forains, qui le font boire et le persuadent qu'il devrait livrer son courrier
comme les intrépides postiers américains qu'il vient de voir dans un reportage au cinéma.
Le film reprend les codes du burlesque inspiré entre autres de Chaplin, de Keaton, enchaîne les gags et les quiproquos. Si le cinéma de Jacques Tati est toujours bienveillant, il pose toujours un regard interrogateur sur la société et sa modernité.

21H15 A l’américaine
Un film d’analyse de Jour de fête de Jacques Tati de Stéphane Goudet
(France - 2014 - 1h21)
Studio Canal / Les Films de mon oncle Montage : Matilde Grosjean

Pourquoi existe-t-il plusieurs versions de Jour de fête? Comment et avec qui s’est tourné le
premier film de Jacques Tati à Saint-Sévère-sur- Indre ? Quels rapports entretient-il avec la
guerre et avec les burlesques américains, que Tati s’est donné pour modèles ? En quoi peut-on
dire qu’il renouvelle le genre burlesque, par le son et par l’observation ?
Aussi long que le film, ce passionnant documentaire mêlant avec maestria informations
biographiques et anecdotes de tournages se regarde avec le même plaisir que le film et
s'avère un modèle d'analyse filmique abordable et lumineuse. 
Emmanuel Voisin, DVDclassik

UNIPOP




Le Méliès fonde, le 30 janvier 2017 son Université Populaire du cinéma
en partenariat avec l'école de cinéma montreuilloise La Générale, l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Mediaclub et la Cinétek, en s'inspirant des exemples de l'université populaire de Caen, mais surtout des "Unipop" du cinéma Jean Eustache de Pessac et de la Cinémathèque de Luxembourg.
Des cours de cinéma, ouverts à tous
Il s'agira, à Montreuil, vingt fois par semestre environ, de consacrer 3 heures à un cours de cinéma ouvert à tous, incluant la projection d'un long métrage, généralement de patrimoine.
Certains cours seront autonomes, d'autres s'étendront sur plusieurs séances, comme celui mis en place avec l'historien du cinéma et théoricien François Niney et La Générale, qui portera (analyse de séquences à l'appui) sur la question “Tournures de caméra et partage du regard”, qui couvrira 6 cours liés, de janvier à juin, le lundi soir de 18h (précises) à 21h, aux tarifs habituels de la salle (4 à 6 euros par place) :
Lundi 30 janvier, à 18h
Le Journal de David Holzman de Jim McBride, analysé par François Niney (La Femis, Paris III).
Lundi 20 février, à 18h
Notre pain quotidien de Nikolaus Geyrhalter, analysé par François Niney
Lundi 20 mars, à 18h
Vertigo d'Alfred Hitchcock, analysé par François Niney
Lundi 24 avril, à 18h
Rosetta des frères Dardenne, analysé par François Niney
Lundi 15 mai, à 18h
House by the River de Fritz Lang (sous réserve) analysé par François Niney
Lundi 12 juin, à 18h
Sans soleil de Chris Marker analysé par François Niney

Autres cours et intervenants

Vendredi 3 février, à 19h30 
Jour de fête de Jacques Tati (aux tarifs habituels), suivi à 21h15 de A l'américainelong métrage d'analyse de Jour de fête, réalisé par Stéphane Goudet (entrée libre).
Lundi 27 février, de 18h à 21h
Octobre d'Eisenstein, par l'historienne du cinéma de Paris 1, Ania Szczepanska, en partenariat avec la bibliothèque de Montreuil.
Samedi 4 mars, de 14h à 16h15
David Golder de Jean Duvivier, présenté par les réalisateurs Wes Anderson et Nicolas Saada. Séance spéciale du festival Toute la mémoire du monde, organisé par la Cinémathèque française.
Jeudi 16 mars, de 20h30 à 23h
Persona d'Ingmar Bergman, analysé par Mazarine Pingeot, professeur agrégée de philosophie à l’Université Paris 8, dans le cadre des Ecrans philosophiques organisés par la maison populaire et le collège international de philosophie.
Lundi 27 mars, de 18h à 21h
La Jungle plate de Johan van der Keuken, analysé par Corinne Bopp, déléguée générale des Rencontres du cinéma documentaire.
Lundi 17 avril , à 18h à 21h
Les Fiancées en folie de Buster Keaton, suivi d'un cours d'analyse filmique par Stéphane Goudet, directeur artistique du Méliès et historien du cinéma à l’Université Paris 1.



mercredi 18 janvier 2017

RENCONTRE AVEC JEAN PIERRE JEUNET



SAMEDI 28 JANVIER


DELICATESSEN
Durée 95 mn
Nationalité : français

Synopsis

Louison, joueur de scie musicale un peu naïf, emménage dans un vieil immeuble, dans une ville où la nourriture fait défaut. Ses voisins sont étranges. Monsieur Potin vit au milieu des grenouilles et des escargots, les frères Kube fabriquent des boîtes qui meuglent, et la famille Tapioca est submergée de problèmes. Louison ne tarde pas à sympathiser avec la douce Julie, fille du terrible boucher du rez-de-chaussée, dont la boutique affiche l'enseigne «Delicatessen». Cet amour naissant donne à la jeune femme le courage de se rebeller contre son père, qui passe ses journées à découper des quartiers de viande à l'origine douteuse...

Bande annonce


'HISTOIRE

200 ans après s'être suicidée (ou 5 ans après Alien 3 ) pour détruire la reine dans son ventre (et mettre fin à la saga), Ripley est résuscitée par de méchants scientifiques du futur. Ils veulent élever et dresser les aliens, qui préfèrent s'échapper pour les étriper. Devenue cynique, franchement bizarre et future entraîneuse de NBA, Ripley considère les aliens comme ses bébés, mais décide quand même de se barrer. Elle rejoint des pirates de l'espace Firefly-style (Hellboy, Dominique Pinon en fauteuil roulant, Winona Ryder en robot, et quelques Expendables). Ripley finit par recroiser la reine alien (sa fille, donc), qui donne naissance à un hybride humain-alien (son petit fils, donc), accessoirement albinos. L'horrible bébé préfère l'odeur de Ripley, et décide donc d'éclater la face de la reine. Parce qu'il ne veut pas la lâcher, Ripley est obligée de le tuer avec les moyens du bord (aspiré par le vide spatial à travers un trou qui met à jour ses boyaux). Ripley retrouve enfin la Terre. (Fin alternative : la Terre a été atomisée, et elle découvre Paris en ruines).  
DIMANCHE 29 JANVIER
DEUX ESCARGOTS VONT À L'ENTERREMENT D'UNE FEUILLE MORTE
Trailer
L'EXTRAVAGANT VOYAGE DU JEUNE ET PRODIGIEUX SPIVET

T.S. Spivet, jeune garçon surdoué, apprend qu’il a gagné un prix scientifique. Mais le jury ne sait pas que le lauréat n'a en fait que 10 ans.

LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS
  • Film

     de  et 
  •  
  • Aventurefantastique et science fiction

  •  
  • 1 h 52 min 
  •  
  • Avec Ron Perlman, Daniel Emilfork, Judith Vittet
    Krank, un étrange personnage vit entouré de clones et d'autres personnages encore plus étranges sur une plate-forme en mer perdue dans le brouillard. Krank, doit, pour ne pas vieillir trop vite, voler les rêves des enfants. C'est pour cela qu'il les enléve de la cité portuaire.



    mercredi 14 décembre 2016

    18 JANVIER ET LES MISTRALS GAGNANTS

    MERCREDI 18 JANVIER 20h30
    ET LES MISTRALS GAGNANTS
    de Anne-Dauphine Julliand
    (France - 2016 - 1h19)
    documentaire
    AVANT-PREMIÈRE
    EN PRÉSENCE DE LA RÉALISATRICE

    Bande annonce






    Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual ont entre six et neuf ans. Ils vivent dans l’instant.
    Avec humour et surtout l’énergie optimiste de l’enfance, ils nous prennent par la main, nous
    entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs
    rêves, leur maladie. Avec beaucoup de sérénité et d’amour ces cinq petits bouts d’Homme nous montrent le chemin du bonheur. 
    Un film à hauteur d’enfant, sur la vie tout simplement.
    À travers le parcours de ma fille Thaïs, atteinte d'une maladie incurable, j'ai réalisé qu'une belle
    vie ne se mesurait pas au nombre d'années. Ma fille n'avait rien d'extraordinaire, elle était juste
    une enfant face à une situation difficile, qui avait appris à la gérer, et cela ne l'avait pas
    empêché d'aimer la vie. Je me suis dit alors qu'il fallait le montrer autrement, et surtout laisser
    la parole aux enfants. C'est ainsi qu'est née l'idée d'un documentaire qui était pour moi le
    seul moyen de leur rendre la parole.

    Anne-Dauphine Julliand

    12 JANVIER ENTRE LES FRONTIÈRES

    JEUDI 12 jANVIER 20h45
    ENTRE LES FRONTIÈRES
    de Avi Mograbi
    (Israël - 2016 - 1h24 - VO)
    documentaire
    RENCONTRE AVEC AVI MOGRABI

    Bande annonce


    Avi Mograbi et Chen Alon partent à la rencontre de demandeurs d’asile africains que l’État
    d’Israël retient dans un camp en plein désert du Néguev. 
    Par le biais d’un atelier inspiré du «Théâtre de l’opprimé », ils interrogent le statut de réfugié. Pourquoi Israël, terre des réfugiés, refuse de considérer le sort de ces exilés que la guerre et les persécutions ont jeté sur les routes ? 
    Quel est l’élément déclencheur qui pousse un jour ces hommes et ces femmes àvabandonner tout ce qu’ils possèdent pour plonger vers l’inconnu ? 
    Le théâtre peut-il créer un pont entre les Hommes pour qu’ils échangent et se comprennent ?
    La première idée de Mograbi pour son film ?
    Faire raconter par des demandeurs d'asile africains l'histoire de migrants juifs fuyant leurs persécuteurs… De quoi faire réfléchir ses concitoyens dont il déplore le manque d'empathie envers les réfugiés.

    Mathilde Blottière, Télérama

    7 JANVIER LE DIVAN DE STALINE

    SAMEDI 7 JANVIER 20h30
    LE DIVAN DE STALINE
    de Fanny Ardant
    (France - 2016 - 1h34)
    avec Gérard Depardieu, Emmanuelle Seigner, Paul Hamy
    AVANT PREMIÈRE SUIVIE D'UNE RENCONTRE AVEC FANNY ARDANT

    Bande annonce



    Staline vient se reposer trois jours dans un
    château au milieu de la forêt. Il est
    accompagné de sa maîtresse de longue date,Lidia. 
    Dans le bureau où il dort, il y a un divan
    qui ressemble à celui de Freud à Londres. Il propose à Lidia de jouer au jeu de la
    psychanalyse, la nuit. 









    Durant le jour, un jeune peintre, Danilov attend d’être reçu par Staline pour lui présenter le monument d’éternité qu’il a conçu à sa gloire. Un rapport trouble,dangereux et pervers se lie entre les trois.
    L’enjeu est de survivre à la peur et à la trahison. « J’ai voulu raconter une fable sur les rapports entre le pouvoir et l’art, ce que le pouvoir fait naître chez celui qui l’exerce et celui qui le subit. J’ai voulu m’éloigner du documentaire, la vérité m’intéresse plus que la réalité. Que Gérard ressemble trait pour trait à Staline n’était pas primordial. L’important, c’était d’être dans l’archétype, dans l’image de Staline qui existe dans la mémoire collective ».
    Fanny Ardant, entretien avec Emmanuelle Frois

    3 JANVIER LE PARC

    MARDI 3 JANVIER 20H45
    LE PARC
    de Damien Manivel
    (France - 2015 - 1h12)
    avec Naomie Vogt-Roby, Maxime Bachellerie, Sobere Sessouma
    ACID, Cannes 2016
    AVANT PREMIÈRE SUIVIE D’UNE RENCONTRE AVEC DAMIEN MANIVELLE

    Extrait
    Entretien avec Damien Manivel


    C'est l'été, deux adolescents ont leur premier rendez-vous dans un parc. D'abord hésitants et timides, ils se rapprochet et tombent amoureux.
    Vient le soir, l'heure de se séparer… C'est le début d'une nuit sombre.
    Un diamant scintille dans la nuit cannoise.
    Le Parc, deuxième long-métrage de Damien Manivel, montré à l’ACID, met en scène une
    rencontre amoureuse dans un parc, et ses conséquences, en basculant insensiblement d’un naturalisme prosaïque à un climat fantastique envoûtant. Quelque part entre La Reine des pommes, de Valérie Donzelli, et La Nuit du chasseur, de Charles Laughton, ce petit film se déploie pendant une heure et dix minutes avec la grâce d’un funambule. 
    Une durée parfaite, non pas parce qu’elle serait modeste, mais parce qu’elle correspond exactement à l’économie du récit. Comment ne pas vouloir souhaiter à ce joli Parc le destin de conte de fées pour lequel il semble taillé ?
    Isabelle Régnier, Le Monde

    21 DÉCEMBRE ALLIÉS

    MERCREDI 21 DÉCEMBRE 20H30
    ALLIÉS
    de Robert Zemeckis
    (USA - 2016 - 2h05 - VO)
    avec Brad Pitt, Marion Cotillard

    Bande annonce




    Casablanca 1942. Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la
    résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque. Réunis quelques
    mois plus tard à Londres, leur relation est mise en péril par des tensions liées à la guerre.
    Robert Zemeckis a beau avoir atteint l’âge respectable de 64 ans, il a conservé intact ce
    rapport ludique et inventif au cinéma qui l’a conduit à devenir, avec des fantaisies comme À
    la poursuite du diamant vert, Retour vers le futur ou Forrest Gump, le prince du popcorn movie des années 1980-1990. Comme d’autres en leur temps ont cherché la pierre philosophale, ce savant fou de l’image de synthèse n’a cessé d’oeuvrer à la recréation d’un monde affranchi des lois du réalisme, qui en revêtirait en même temps toutes les apparences. 
    Relecture de Casablanca, de Michael Curtiz (1942), sous la forme d’un film d’aventures aux allures de cartoon, Alliés procède directement de ce même fantasme. Le film n’est pas totalement sans défaut, et ses détracteurs ne se priveront pas de moquer l’accent en béton armé de Brad Pitt, dont on veut nous faire croire qu’il parle français presque comme un Parisien. Mais cela n’ôte rien à l’intelligence d’une mise en scène qui, en déchaînant un tourbillon mélodramatique violent dans un contexte tout en toc, réussit miraculeusement à émouvoir. Elle pose ainsi une belle équivalence entre le cinéma et l’amour : deux terrains de jeu inépuisables où le vrai et le faux sont les deux faces miroitantesde la même médaille.

    Isabelle Régnier, Le Monde